Mon fils,Il y à peine dix huit ans,
Tu poussais ton premier cri,
Et toutes ces années durant,
Tu as rempli ma vie.
Je n’ai pas toujours
Trouvé les mots qu’il faut
Pour te donner l’amour
Qui t’avait fait défaut !
On ne s’est pas toujours compris,
On ne s’est pas suffisamment parlé,
Toi dans tes doutes d’incompris,
Moi dans mes certitudes non avérées.
Je pensais que nous avions gagné
Cette guerre contre le monde entier.
Le jour où je n‘ai pas su t’écouter,
Je ne t’ai pas entendu pleurer
Je t’ai porté à bouts de bras
Sans jamais te lâcher la main,
Le seul jour où j’ai baissé les bras,
Tu as choisi le mauvais chemin.
Je devais vivre à travers toi,
Je meure avec toi.
Je dois continuer sans toi
Ce douloureux chemin de croix.
Le vide laissé derrière toi est immense
Il n’y a pas de mot, pas de cri,
Pour cet enfer qui commence
Et qui sera désormais ma vie.
Quand son enfant s’en va,
C’est l’essence de sa vie qui part.
Je ne te prendrais plus dans mes bras,
Je pleure mais un peu tard.
Toutes les larmes de mon corps
Tous les cris que je pousserai
N’y suffiront pas, il est trop tard
Jamais je ne t’oublierais.
Tu me manques, je t’aime