Votre page 1
Votre page 1
Votre page 2
Votre page 3
Votre page 4
Votre page 5
Votre page 6
Votre page 7
Votre page 8
Lettre à mon fils,

On ne s ‘est pas toujours compris,
Toi dans tes doutes dus à ton jeune age
Moi dans mes certitudes de vieux con.
Je t’ai porté à bout de bras
Je pensais que nous avions gagné la guerre
Toi et moi contre le monde entier
Je n’ai pas su t’écouter
Je ne t’ai pas entendu pleurer
Tu avais foi en moi et j’avais foi en toi
La seule fois où je t’ai fait défaut
Tu est parti prendre un autre train que le mien
Tu me manques
Le vide laissé derrière toi est immense
Ma vie est désormais trop longue
Vide de sens, quand son enfant s’en va
C’est l’essence même de ma vie qui part
Bien sur pour tes frères et sœurs je vais survivre
Bien sur j’irais au bout du chemin de croix
Qu’est désormais ma vie
Mais combien de courage et d’abnégation me faudra t il
Pour arriver jusqu’à toi
Sans prendre le même raccourci que le tien.
Mon fils c’est un cri d’amour envers toi
Et de haine envers cette vie de merde

Je t’aime à bientôt.

Mon fils,

Il y à peine dix huit ans,
Tu poussais ton premier cri,
Et toutes ces années durant,
Tu as rempli ma vie.

Je n’ai pas toujours
Trouvé les mots qu’il faut
Pour te donner l’amour
Qui t’avait fait défaut !

On ne s’est pas toujours compris,
On ne s’est pas suffisamment parlé,
Toi dans tes doutes d’incompris,
Moi dans mes certitudes non avérées.

Je pensais que nous avions gagné
Cette guerre contre le monde entier.
Le jour où je n‘ai pas su t’écouter,
Je ne t’ai pas entendu pleurer

Je t’ai porté à bouts de bras
Sans jamais te lâcher la main,
Le seul jour où j’ai baissé les bras,
Tu as choisi le mauvais chemin.

Je devais vivre à travers toi,
Je meure avec toi.
Je dois continuer sans toi
Ce douloureux chemin de croix.

Le vide laissé derrière toi est immense
Il n’y a pas de mot, pas de cri,
Pour cet enfer qui commence
Et qui sera désormais ma vie.

Quand son enfant s’en va,
C’est l’essence de sa vie qui part.
Je ne te prendrais plus dans mes bras,
Je pleure mais un peu tard.

Toutes les larmes de mon corps
Tous les cris que je pousserai
N’y suffiront pas, il est trop tard
Jamais je ne t’oublierais.

Tu me manques, je t’aime

christophecolleman
21/09/03