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Mon fils,
Tu me regardes et me souris,
Mais ton cœur est vide de vie
Que fais-tu là-haut au paradis ?
Que vais-je faire de ma vie ?
Ma vie elle n’est plus rien
J’en ai perdu le chemin
Depuis que tu m’as lâché la main.
Je ne crois plus en mes lendemains
Tu ne viens jamais me voir dans mes rêves
Si tu savais ce que j’en crève
Je me retrouve seul sur la grève
A te chercher sans relâche et sans trêve
Un jour j’en aurais fini de ma quête
Alors tous deux nous pourrons peut être
Partir vers d’autres horizon, pour une autre vie
Celle dont je rêve et où tu me souris.
Ton image me hante encore ce soir,
Pourquoi je n’ai pas vu ton désespoir
Je ne te pardonnerais jamais ce geste
Et je dois vivre avec, le temps qu’il me reste.

Aujourd’hui je ne culpabilise plus
J’ai mis mes remords au rebus
Mais ton sourire est toujours présent
Mes yeux brillent et je pleure en dedans.

Mon cœur devient sec de t’avoir trop pleuré
Je n’ai plus envie d’aller te retrouver
Je veux vivre cet amour qui m’a manqué
Et réaliser seul ce que nous avons raté

Je crois que même si j’avais été là
Tu aurais rejoins ton au-delà
Tu avais décidé depuis longtemps
D’écourter ta vie d’adolescent

Tu m’as fait beaucoup de reproches,
Tu n’as même pas pensé à tes proches
Au mal que tu faisais en partant
A notre douleur dans ton geste dément

S’il est vrai que tu n’avais pas tous les tords
Je n’ai pas non plus à avoir de remords
D’autres que moi peuvent pleurer
De n’avoir pas su ou voulu t’aimer

Tu étais un être entier bourré de qualités
Tu ne souhaitais qu’être aimé
Par ceux qui t’ont abandonné
Et qui de toi se sont détournés

Nous aurions pu en parler autrement
Nous aurions pu vivre différemment
Si tu m’avais laissé le temps de te comprendre
Le temps de vivre avec toi et d’apprendre

Maintenant tu laisse un vide immense
Tu m’as à jamais privé des mes sens
Je ne pourrais jamais t’oublier
La douleur est là violente à crier

Et ce cri j’espère que tu l’entends
Quelque fois j’en deviens dément
Puis la douleur peu à peu passe
Et tout reprend doucement sa place

Partout où je vais tu est présent
Dans mon cœur tu reste vivant
Mais ton souvenir est lourd à porter
Parfois je me sens plus que fatigué

christophecolleman
21/09/03